4ᵉ plan autisme : les principales mesures

Engagements financiers

 

Le 4ᵉ plan com­pren­dra une enve­loppe de 344 mil­lions d’euros sur cinq ans (2018–2022) pour amé­lio­rer la recherche, le dépis­tage et la prise en charge de l’autisme, contre 205 mil­lions pour le plan pré­cé­dent (2013–2017).

 

Quand ce troi­sième plan était cen­tré sur la créa­tion de places, dont 1 500 vont encore ouvrir entre 2018 et 2020 avec 53 mil­lions d’euros de reli­quat de cré­dits, les prio­ri­tés de la nou­velle stra­té­gie sont d’inter­ve­nir plus pré­co­ce­ment chez le jeune enfant et de mieux inclure enfants et adultes dans la socié­té, contre une “logique d’enfermement”.

 

Un diagnostic plus précoce

 

Un “for­fait inter­ven­tion pré­coce” va être créé à par­tir du 1er jan­vier 2019. Actuel­le­ment, avant que le diag­nos­tic de l’autisme ne soit confir­mé chez un enfant, le recours à des pro­fes­sion­nels comme des psy­cho­mo­tri­ciens ou des ergo­thé­ra­peutes n’est pas pris en charge par la Sécu­ri­té sociale. Le reste à charge des familles sera désor­mais pris en charge, pour un mon­tant qui devrait atteindre 90 mil­lions d’euros par an en 2022.

 

Lors des exa­mens médi­caux obli­ga­toires à 9 mois et 24 mois, les méde­cins devront “véri­fier le mini­mum” et aler­ter sur un trouble psy­cho-autis­tique.

 

Aujourd’hui, 45 % des diag­nos­tics concernent des enfants et des ado­les­cents entre 6 et 16 ans. “Trop tard”, sou­ligne le gou­ver­ne­ment.

 

Repé­rés très tôt, et avec un accom­pa­gne­ment pré­coce et intense, les écarts de déve­lop­pe­ment peuvent être rat­tra­pés dans cer­tains cas, ou l’aggra­va­tion du han­di­cap limi­tée. Au total, ce volet est doté de 106 mil­lions d’euros.

 

Scolarisation

 

Actuel­le­ment, 30 % des enfants autistes (envi­ron 8.000 nais­sances par an) sont sco­la­ri­sés en mater­nelle, deux jours ou moins par semaine.

 

L’objec­tif est d’atteindre 100 % en mater­nelle pour la classe d’âge née en 2018, qui entre­ra à l’école, désor­mais obli­ga­toire à 3 ans, en 2021.

 

Le gou­ver­ne­ment pré­voit notam­ment de “tri­pler” le nombre de places en Uni­tés d’ensei­gne­ment en mater­nelle (UEM), des petites classes des­ti­nées aux enfants ayant besoin d’un sou­tien ren­for­cé. L’objec­tif est d’y por­ter le nombre d’enfants accueillis à 2 100.

 

Une cen­taine de postes d’ensei­gnants spé­cia­li­sés sur l’autisme seront créés pour sou­te­nir ceux qui ont des élèves autistes dans leurs classes. La sco­la­ri­sa­tion en pri­maire (40 % des autistes actuel­le­ment) et au col­lège-lycée sera éga­le­ment ren­for­cée via les Uni­tés loca­li­sées pour l’inclu­sion sco­laire (Ulis). Ce volet est doté de 103 mil­lions d’euros.

 

Moins d’hôpital psychiatrique

 

Quelque 600 000 adultes fran­çais, soit une per­sonne sur 100, seraient autistes. Mais seule­ment 75.000 sont diag­nos­ti­qués.

 

Du fait du manque de places dans des struc­tures adap­tées, mais aus­si de cette carence de diag­nos­tic, trop d’autistes sont aujourd’hui en long séjour en hôpi­tal psy­chia­trique.

 

L’objectif, c’est qu’il n’y ait plus d’hospitalisation de longue durée en matière d’autisme qui soit pré­sente à l’issue de la stra­té­gie” en 2022, selon Mati­gnon.

 

Un plan natio­nal de repé­rage et de diag­nos­tic des adultes en éta­blis­se­ments de san­té et médi­co-sociaux va être lan­cé. Pour les adultes auto­nomes, des colo­ca­tions en loge­ment social et l’accès aux “loge­ments accom­pa­gnés” seront ouverts. Ce volet est doté de 115 mil­lions d’euros.

 

Repérage des adultes

 

Des mesures sont pré­vues pour le repé­rage des adultes ayant des troubles autis­tiques, afin de pou­voir adap­ter leur prise en charge et leur accom­pa­gne­ment, vers l’emploi notam­ment.

 

Les cré­dits des­ti­nés au dis­po­si­tif d’emploi accom­pa­gné seront ain­si dou­blés, dans l’objec­tif de faci­li­ter leur inser­tion pro­fes­sion­nelle.

 

Des professionnels mieux formés

 

Afin que les recom­man­da­tions de bonnes pra­tiques de la Haute auto­ri­té de San­té (HAS) soient mieux connues et appli­quées, des mesures sont pré­vues pour la for­ma­tion ini­tiale et conti­nue des pro­fes­sion­nels de san­té et tra­vailleurs sociaux car “tous les pro­fes­sion­nels ne sont pas encore au niveau des meilleures pra­tiques”, selon le gou­ver­ne­ment

 

Aide aux familles

 

Le gou­ver­ne­ment veut créer une “plate-forme de répit” par dépar­te­ment. Ces struc­tures per­met­tront des gardes tem­po­raires (quelques heures ou jours) des enfants ou des adultes autistes, afin que leurs familles puissent se repo­ser ou par­tir en vacances. Ce volet est doté de six mil­lions d’euros

 

Valoriser la recherche

 

L’exécutif entend éga­le­ment déve­lop­per la recherche sur les troubles neu­ro-déve­lop­pe­men­taux, pour “remettre la science au cœur de la poli­tique de l’autisme”. Un bud­get de 14 mil­lions d’euros est pré­vu.

 

Dany Lemoine


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10 Avr 2018 | Publié dans Faire savoir
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