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PreParE, CMG, vacances...

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Les aides méconnues de la CAF pour les familles.

Une multitude d'aides existent pour soutenir les familles dans leur quotidien ou en cas de difficultés financière. Mais certaines font aussi l'objet de non-recours.

La prestation partagée d'éducation de l'enfant

La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) est une aide financière conçue pour indemniser le congé parental. Son montant mensuel varie entre 148,72 et 398,79 euros, selon que le parent conserve une activité à temps partiel ou cesse de travailler complètement. Sa durée de versement, de six à quarante-huit mois, dépend du nombre d’enfants, mais aussi du partage du congé parental au sein du couple. Lors de sa création, l’objectif affiché de cette aide était de contribuer à davantage d’égalité entre les femmes et les hommes.

Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), la PreParE a néanmoins échoué à atteindre ce but, avec moins de 1 % des pères recourant au dispositif. Le taux de non-recours parmi les mères est également important : de 75 %, par exemple, parmi celles conservant un temps partiel. Le faible montant de l’aide, sa complexité et sa méconnaissance expliquent ces mauvais scores. S’y ajoute, pour le non- recours des pères, une opinion encore ancrée dans la société estimant que le congé parental concernerait uniquement les femmes.

Y avez-vous droit ?

La PreParE est une aide accessible sans condition de ressources aux parents d’enfants âgés de moins de 3 ans (ou moins de 20 ans, en cas d’adoption). Pour en bénéficier, il est nécessaire d’interrompre totalement ou partiellement son activité professionnelle et d’avoir validé au moins huit trimestres de cotisations vieillesse (sur une période qui varie selon le nombre d’enfants).

À noter : les parents ayant au moins trois enfants à charge – et qui ont totalement cessé de travailler – peuvent opter pour une PreParE majorée d’un montant de 651,84 euros par mois et d’une durée de huit mois maximum.

Comment la demander ?

La demande de PreParE se fait auprès de sa Caisse d’allocations familiales (CAF) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA). Il est possible de cumuler deux PreParE simultanées au sein d’un couple, mais le total des deux prestations ne peut pas dépasser 398,80 €.

Montants de la PreParE selon la quotité de travail

 
Situation du parent Montant mensuel versé
Activité totalement interrompue 398,80 €
Temps partiel (50 % maximum) 257,80 €
Temps partiel (compris entre 50 et 80 %) 148,72 €
 
Le complément de libre choix du mode de garde
 
Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) vient en aide aux parents exerçant une activité professionnelle pour financer en partie la garde d’un enfant de moins de 6 ans par une assistante maternelle agréée, une garde à domicile, une association ou une entreprise habilitée, ou une micro-crèche. Son montant varie en fonction du nombre d’enfants, de leur âge et des ressources du foyer. Mais tous les parents ne l’utilisent pas. Selon l’enquête Filoué de la Caisse d’allocations familiales, 29 % des familles où les deux parents travaillent et 53 % des parents seuls ayant un emploi n’ont pas recours à des solutions de gardes formelles. Selon Servane Martin, de l’Unaf (voir L’avis d’expert page suivante), cette situation s’explique en partie par la réticence de certaines familles à devenir particuliers employeurs. La baisse de moitié du montant de l’aide après les 3 ans de l’enfant entraîne aussi une baisse des recours.
 
Y avez-vous droit ?
 
Soumis à condition de ressources, le CMG peut être demandé par un ménage ou un parent seul exerçant une activité professionnelle, salariée ou non. Il est aussi ouvert aux personnes en formation rémunérée, en arrêt de travail ou en congé maternité  / paternité. Les parents indemnisés au titre du chômage, les étudiants et les bénéficiaires de certains minima sociaux y ont également droit.
 
Comment la demander ?
 
La demande du CMG se fait auprès de sa Caisse d’allocations familiales (CAF) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA).
 
L'aide aux vacances familiales
 
L’AVF est une aide financière accordée par certaines caisses d’allocations familiales (CAF) et caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA) pour financer en partie un séjour de vacances en famille pendant les congés scolaires. Le montant de l’aide aux vacances peut varier en fonction de la caisse de l’allocataire, de sa situation familiale, de son quotient familial et de la formule de séjour choisie. Selon une enquête de satisfaction réalisée par les caisses d’allocations familiales en 2017, environ 82 % d’allocataires pouvant bénéficier de l’AVF ayant répondu à l’enquête ne l’avaient pas utilisée. La raison principale de ce non-recours est le coût trop élevé des vacances pour les familles, alors que 70 % des non-utilisateurs éligibles à l’aide sont bénéficiaires de minima sociaux.
 

Astuces : Outre des aides aux loisirs, les Caisses d’allocations familiales peuvent accorder des subventions pour le logement ou pour faire face à des difficultés passagères. Retrouvez ces financements dans le règlement intérieur d’action sociale de la caisse de votre département.
Vous y avez droit si...
 
L’AVF est accordée aux allocataires percevant au moins une prestation familiale. Elle est soumise à des conditions de ressources, déterminées par le quotient familial, et parfois à d’autres conditions d’attribution qui peuvent varier d’une caisse à l’autre. Pour les allocataires d’une CAF, il faut que le séjour de vacances soit répertorié sur le site Vacaf.fr pour que celui-ci soit éligible à l’aide.
 
Comment la demander ?
 
Les familles bénéficiaires de l’AVF sont informées de leur éligibilité par leur caisse, par courrier postal ou électronique, dans le courant du premier trimestre. Pour les allocataires d’une CAF, l’aide est directement versée à l’organisme de vacances.
 
48% des parents n'ont recours à aucun dispositif dédié à la petite enfance
 
Le taux de recours pour les grandes aides familiales telles que les allocations familiales ou de rentrée scolaire, qui sont assez automatisées, est plutôt bon. En revanche, il est impressionnant de constater dans l’enquête Filoué de la CAF que 48 % des parents d’enfants de 0 à 3 ans n’ont recours à aucun dispositif dédié à la petite enfance (crèche, complément de libre choix du mode de garde ou PreParE). Cela ne s’explique pas forcément par une méconnaissance. Il peut s’agir, comme pour la PreParE, d’une action publique qui n’est plus adaptée. Pour chaque aide, le législateur a voulu mieux prendre en compte la spécificité de chacun. Mais cela a pour conséquence d’augmenter la complexité. Il faut aussi davantage communiquer sur les congés de paternité.
 
Source : Dossier familial
 

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